Une identité, pas des identitaires!
article : D'anciens militants d'extrême droite se recyclent dans une association familiale laïque
source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-387244,0.html
Les voilà ces communautés d'opposition au "progrès social" dont je parlais dans le post précédent (http://emyle.blogspot.com/2004/11/le-progrs-social-une-locomotive-sans.html). Au delà des groupes qui se réunissent autour de pratiques et de croyances religieuses (musulmans, juifs, chrétiens,...), il y a ces communautés d'extrémistes, ces groupuscules néo-fascistes dont l'activité principale est la provocation de mauvais goût (discours et écrits racistes et xénophobes), et souvent très lâche comme celle qui consiste à s'en prendre à des minorités faibles par définition, voire à des morts. Ces groupes de marginaux aux réflexes antisociaux affichés ne sont pas forcément très nombreux, mais suffisamment efficaces pour que les medias puissent relater chaque jour un nouvel évènement à caractère raciste ou antisémite (profanation de cimetière juif, insultes racistes ou homophobes, agression, manifestation violente...) Ce qui est frappant c'est qu'à chaque fois, il s'agit de jeunes hommes parfois à peine en âge de voter. "L'action violente c'est une erreur de jeunesse", dirait sans doute M. Battisti que je ne veux pas ranger parmi ces gens là, même si, à l'autre bout du spectre des idées dans son pays, il fut aussi un extrémiste à sa façon.
Mais ce n'est pas tout. La médiatisation de ces actions de jeunes "identitaires" comme ils aiment à se nommer, leur goût pour la provocation, pour les opérations "commandos", est souvent associée, dans certaines banlieues, à la perte des repères traditionnels. Trop souvent, c'est là que se développent d'un côté l'extrémisme islamique, et de l'autre l'extrémisme xénophobe qui attire vers ces groupuscules une clientèle jeune au cerveau disponible et facilement malléable, surtout par des idées "coup de poing", manichéennes et réductrices. Pas de place au débat: il y a des maux, il y a des responsables de ses maux, il y a UNE façon de les résoudre. Mais attention, je ne suis pas en train de parler de l'administration américaine renouvelée, ne nous méprenons pas...
C'est bien ces groupuscules de réaction qui sont aujourd'hui l'objet de mon propos, ces factions d'extrémistes qui se prennent en photo en train de déféquer sur une sépulture, qui veulent laisser une trace colorée et haineuse de leur passage dans les cimetières juifs, qui aiment à mener des actions violentes lors de manifestations aux thèmes fédérateurs comme ce "non à la Turquie!" dans une Europe à laquelle ils ne croient pourtant pas, ces groupuscules d’animaux au crâne rasé qui balancent dans la Seine un homme au prétexte qu'il est magrébin et qu'il était là au mauvais moment, ces fachos qui, aujourd’hui semblent vouloir noyauter les communautés et les groupes sociaux existants (on en retrouve dans les banlieues, mais aussi au sein de l’Association familiale laïque, de l’armée, de l’Eglise catholique, parmi les intermittents du spectacle, dans certains partis politiques, certains syndicats, certaines entreprises). Ces jeunes fanatiques ont sans doute oublié que le NAP (Noyautage des Administrations Publiques) était un réseau de résistants à l’Allemagne nazie, qui a tenté d’empêcher la déportation des juifs… Les provocations constatées à l’égard des juifs constituent une insulte à la mémoire de ces résistants qui était tout aussi, voire bien plus soucieux de défendre les valeurs de la France.
Et toutes ces provocations pour quoi? Pour défendre l'identité française! Les "Jeunesses identitaires", "Unité radicale", tous ces groupes à l'extrême droite de l'extrême droite politique entendent défendre cet "ensemble d'éléments qui permettent de reconnaître un individu ou une population donnée" (selon une définition trouvée sur le net), qui nous caractérise.
A l'heure où l'on s'apprête à voter pour la Constitution européenne, à l'heure où une bonne partie des étudiants partent faire leurs études à l'étranger, à l'heure où l'on tisse à pas de fourmi la trame de l'identité européenne, ces nouveaux skin-heads ne sauraient défendre l'identité française, c'est leur identité de marginaux provocateurs et imbéciles qu'ils défendent. Il est à remarquer pour finir que la présence de femmes dans ce genre de commandos est rarissime, la finesse et l'ouverture d'esprit de ces mâles sûrs de leur virilité doit quelque peu les intimider.
C'est bien ces groupuscules de réaction qui sont aujourd'hui l'objet de mon propos, ces factions d'extrémistes qui se prennent en photo en train de déféquer sur une sépulture, qui veulent laisser une trace colorée et haineuse de leur passage dans les cimetières juifs, qui aiment à mener des actions violentes lors de manifestations aux thèmes fédérateurs comme ce "non à la Turquie!" dans une Europe à laquelle ils ne croient pourtant pas, ces groupuscules d’animaux au crâne rasé qui balancent dans la Seine un homme au prétexte qu'il est magrébin et qu'il était là au mauvais moment, ces fachos qui, aujourd’hui semblent vouloir noyauter les communautés et les groupes sociaux existants (on en retrouve dans les banlieues, mais aussi au sein de l’Association familiale laïque, de l’armée, de l’Eglise catholique, parmi les intermittents du spectacle, dans certains partis politiques, certains syndicats, certaines entreprises). Ces jeunes fanatiques ont sans doute oublié que le NAP (Noyautage des Administrations Publiques) était un réseau de résistants à l’Allemagne nazie, qui a tenté d’empêcher la déportation des juifs… Les provocations constatées à l’égard des juifs constituent une insulte à la mémoire de ces résistants qui était tout aussi, voire bien plus soucieux de défendre les valeurs de la France.
Et toutes ces provocations pour quoi? Pour défendre l'identité française! Les "Jeunesses identitaires", "Unité radicale", tous ces groupes à l'extrême droite de l'extrême droite politique entendent défendre cet "ensemble d'éléments qui permettent de reconnaître un individu ou une population donnée" (selon une définition trouvée sur le net), qui nous caractérise.
A l'heure où l'on s'apprête à voter pour la Constitution européenne, à l'heure où une bonne partie des étudiants partent faire leurs études à l'étranger, à l'heure où l'on tisse à pas de fourmi la trame de l'identité européenne, ces nouveaux skin-heads ne sauraient défendre l'identité française, c'est leur identité de marginaux provocateurs et imbéciles qu'ils défendent. Il est à remarquer pour finir que la présence de femmes dans ce genre de commandos est rarissime, la finesse et l'ouverture d'esprit de ces mâles sûrs de leur virilité doit quelque peu les intimider.

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