Élections américaines, suffrage planétaire
article: La presse européenne est plutôt favorable à l'arrivée de John Kerry à la Maison Blanche
En parcourant les posts de ces derniers jours, deux choses m'ont sauté aux yeux : les articles choisis concernent presque exclusivement la France et il n'est fait aucune allusion à un sujet qui ne cesse de "faire la une" des journaux depuis plusieurs semaines, les élections américaines. Il ne faudrait pas penser que ce sujet ne m'intéresse pas, au contraire. Pour pallier ce manque, en ce jour d'élection aux Etats-Unis, rien de tel qu'un petit commentaire perso.
Plus serrées que jamais, les élections américaines tiennent en haleine une fraction importante de la presse et donc de l'opinion publique européenne. Tel intérêt pour un évènement, dont la publicité est dite comparable à celle d'une coupe du monde de football en Espagne, n'est pas coutume pour une élection étrangère, fusse t’elle américaine. Mais, au-delà du suspense, si la presse s'intéresse tant à ce suffrage, si les hommes politiques ne cachent pas leur favori et si autant d'ouvrages sur Kerry, Bush ou sur le système politique étasunien garnissent les rayons des librairies, c'est que cette élection soulève des enjeux primordiaux.
Depuis le 11 septembre 2001 l'Amérique a changé, entraînant avec elle et contre elle une partie du monde. La réaction de Bush s'est faite dure, conservatrice, impérialiste et, prenant clairement parti dans un monde divisé entre le Bien et le Mal, a cristallisé les opinions entre une adhésion claire et un refus total. L'impopularité de la guerre en Irak, les discours revanchards contre "la vieille Europe" ont discrédité le président Bush, et avec lui toute l'Amérique aux yeux de l'opinion européenne. L'opinion s'est mobilisée lors de manifestations, un succès a été réservé à certains films et documentaires engagés sur les Etats-Unis, et la campagne américaine a connu une importante publicité en Europe. Finalement, chacun s'est plus ou moins senti concerné par les enjeux américains, se prononçant personnellement pour l'un ou surtout pour l'autre, celui qui parle français couramment et qui a la même grand-mère que Brice Lalonde.
Ces élections soulèvent des enjeux majeurs : d'une part la situation en Irak, l'attitude face à Ben Laden, le conflit israélo-palestinien et les relations diplomatiques avec l'Europe, sur le plan extérieur, et d'autre part la politique économique et sociale, qui concerne la politique interne mais a aussi une influence sur les échanges mondiaux (déficits, investissements...). Au delà de ces enjeux, les européens ont pu découvrir un système démocratique peu enviable qui nécessiterait l'envoi d'observateurs internationaux: Al Gore semblait floué en 2000, Bush sera t’il à nouveau choisi par décision de justice grâce aux pressions des avocats?
La légitimité du futur président en dépend...
Plus serrées que jamais, les élections américaines tiennent en haleine une fraction importante de la presse et donc de l'opinion publique européenne. Tel intérêt pour un évènement, dont la publicité est dite comparable à celle d'une coupe du monde de football en Espagne, n'est pas coutume pour une élection étrangère, fusse t’elle américaine. Mais, au-delà du suspense, si la presse s'intéresse tant à ce suffrage, si les hommes politiques ne cachent pas leur favori et si autant d'ouvrages sur Kerry, Bush ou sur le système politique étasunien garnissent les rayons des librairies, c'est que cette élection soulève des enjeux primordiaux.
Depuis le 11 septembre 2001 l'Amérique a changé, entraînant avec elle et contre elle une partie du monde. La réaction de Bush s'est faite dure, conservatrice, impérialiste et, prenant clairement parti dans un monde divisé entre le Bien et le Mal, a cristallisé les opinions entre une adhésion claire et un refus total. L'impopularité de la guerre en Irak, les discours revanchards contre "la vieille Europe" ont discrédité le président Bush, et avec lui toute l'Amérique aux yeux de l'opinion européenne. L'opinion s'est mobilisée lors de manifestations, un succès a été réservé à certains films et documentaires engagés sur les Etats-Unis, et la campagne américaine a connu une importante publicité en Europe. Finalement, chacun s'est plus ou moins senti concerné par les enjeux américains, se prononçant personnellement pour l'un ou surtout pour l'autre, celui qui parle français couramment et qui a la même grand-mère que Brice Lalonde.
Ces élections soulèvent des enjeux majeurs : d'une part la situation en Irak, l'attitude face à Ben Laden, le conflit israélo-palestinien et les relations diplomatiques avec l'Europe, sur le plan extérieur, et d'autre part la politique économique et sociale, qui concerne la politique interne mais a aussi une influence sur les échanges mondiaux (déficits, investissements...). Au delà de ces enjeux, les européens ont pu découvrir un système démocratique peu enviable qui nécessiterait l'envoi d'observateurs internationaux: Al Gore semblait floué en 2000, Bush sera t’il à nouveau choisi par décision de justice grâce aux pressions des avocats?
La légitimité du futur président en dépend...

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